6 Juin 2018

Point sur DNCA Invest Alpha Bonds

Interviews

DNCA Invest Alpha Bonds

Obligations Multi-Stratégies Internationales

Code ISIN : LU1694789535 - Part B | LU1694789378 - Part I

 

Pouvez-vous brièvement vous présenter ?

Nous avons respectivement plus de 30 ans et 15 ans d’expérience des marchés financiers. Et nous travaillons ensemble depuis 2006 sur des thématiques de fonds obligataires et indexés à l’inflation. Nous partageons la même conception du métier où la performance ne doit pas se faire au détriment de la sécurité d’un patrimoine.

Vous avez créé le fonds DNCA Invest Alpha Bonds (lancé le 14 décembre 2017), quel est son profil et son objectif de gestion ? Quels sont les investisseurs concernés ? ?

DNCA Invest Alpha Bonds est un fonds obligataire multi-stratégies internationales.

Son profil défensif vise à réaliser une performance nette de frais supérieure à l’indice Eonia + 2,5% en y associant une volatilité annuelle inférieure à 5% dans des conditions normales de marché sur la période d’investissement recommandée (3 ans).

Le fonds constitue une alternative de choix pour tous les investisseurs souhaitant diversifier leurs placements obligataires classiques.

En soi, il s’agit d’une gestion de type ‘performance absolue’ ?

Oui, car le fonds n’a pas de contrainte indicielle ni géographique.

De plus, il est géré de manière active grâce à une allocation dynamique avec un large éventail de stratégies obligataires (directionnelle long/short, de courbe des taux d’intérêt, de crédit…).

Enfin, nous ne prenons pas de biais directionnel et la sensibilité du fonds est pilotée entre [-3 ; +7] pour protéger le portefeuille en cas de hausse des taux, et délivrer un couple rendement/risque optimal quelque soit l’environnement sur les marchés taux ou actions.

Afin d’y parvenir, quel est votre processus de gestion ?

A l’image de la philosophie de DNCA Finance, nous prônons une gestion de convictions basée sur l’analyse fondamentale.

Dans le cas présent de DNCA Invest Alpha Bonds, nous commençons par étudier la situation macroéconomique et ses quatre principaux piliers à nos yeux : la croissance, l’inflation, les politiques monétaire et budgétaire.

Ensuite, nous analysons les valorisations des classes d’actifs et nous sélectionnons des titres parmi les différents segments du marché en fonction de leur couple rendement/risque attendu par rapport à celui des taux 3 ans en utilisant un modèle propre à notre équipe.

Ainsi, nous cherchons à extraire de l’alpha (créer de la valeur) en se basant sur la dynamique des rendements via des émissions obligataires publiques et privées.

Par notre approche patrimoniale associant analyse fondamentale et modèle quantitatif, nous visons à générer de la performance dans le temps tout en visant à maîtriser les risques pris.

Comment calibrez-vous les différents risques entre la liquidité des titres, les zones géographiques et l’exposition aux devises au sein du fonds ?

Nous qualifions notre gestion du risque de « poupées russes ».
Autrement dit, plus l’actif est sûr (comme les titres d’Etats du G10) plus sa notation est élevée et plus le risque pris peut être grand. Ainsi nos positions sur les dettes d’Etats américain ou allemand peuvent être plus importantes que celles prises sur un pays comme le Portugal dont la notation est moindre.

Nous accordons une attention particulière aux risques en fonction des différentes classes d’actifs ou zones géographiques concernées. Par exemple, pour l’ensemble des pays émergents investis, la volatilité maximum du fonds est actuellement à 1,50%*.

Nous veillons aussi à cibler des actifs liquides au sein de notre univers d’investissement. Par conséquent et en cas de perturbations sur les marchés, nous pouvons agir très rapidement sur le fonds.

Afin de capter les opportunités de rendement sur le marché obligataire, pouvez-vous illustrer l’une de vos stratégies en particulier ?

Oui nous pouvons évoquer notre stratégie de courbe des taux d’intérêt et en particulier ceux du Canada.

En début d’année, nous estimions que les taux longs canadiens n’offraient pas de valeur comme le démontrait notre analyse avec notre modèle quantitatif bien que l’ensemble des facteurs économiques suivis apparaissaient favorablement orientés sur cette thématique. Nous avons donc décidé de vendre les taux canadiens à 10 ans pour une position équivalente à 10% du fonds correspondant à une sensibilité de -0,70 et une volatilité de 0,5% soit 1/10e de notre capacité.

Aujourd’hui avec la remontée des taux longs de plus de 50 centimes d’euros, nous restons négatifs sur les taux longs, non plus de manière fondamentale mais en relatif par rapport au niveau des taux courts.

Nous avons réduit la position short des taux à 10 ans et investi sur la partie courte afin de profiter davantage de la transformation de la courbe des taux plutôt que de la dynamique des taux.

A ce jour, quelles sont vos plus fortes convictions en portefeuille ?

Actuellement, nous avons quatre très fortes convictions.

La première est d’avoir vendu toutes nos positions en Italie.

Ensuite, dans un contexte de marché où, selon nous, l’aversion aux risques devrait revenir, nous estimons qu’il est important d’avoir dés-à-présent un portefeuille équilibré entre les ‘actifs core’ (les titres considérés comme valeurs refuges) et les ‘actifs non core’ (les titre satellites). L’objectif étant d’éviter l’effet ‘risk-on’/‘risk-off’ et ses répercussions brutales et répétées sur les marchés (marché haussier où les investisseurs achètent du risque/marché baissier où les titres risqués sont vendus).

Troisièmement, nous estimons que le crédit est un actif survalorisé et après la prise en compte des risques de défaut et de liquidité à son sujet, il est absent du fonds.

Enfin, concernant l’investissement dans les pays émergents, seuls la Pologne et le Chili ont notre faveur.

Remontée des taux, inflation… quel est votre sentiment pour les mois à venir ?

En Europe, nous estimons que la hausse des taux courts restera modérée et graduelle. Et nous pensons que les taux longs présentent un faible potentiel à court-moyen terme. Selon notre analyse, la forme des courbes des taux protège de la remontée des taux.

De l’autre côté de l’Atlantique, le marché anticipe déjà la remontée des taux courts et nous estimons que le taux américain à 10 ans n’offre pas beaucoup de valeur. Nous privilégions plutôt l’inflation américaine pour viser à générer de la performance avec un risque contrôlé.

 

Texte achevé de rédiger le 28 mai 2018.

Les positions évoquées sont celles de l’équipe de gestion et les données sont issues du portefeuille au 25/05/2018.
Les performances passées ne préjugent en rien des performances futures. Les performances sont calculées nettes de frais de gestion par DNCA Finance.
Elles peuvent être amenées à évoluer dans le temps.
Source : DNCA Finance.

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DNCA Invest Alpha Bonds Obligations Multi-Stratégies Internationales Code ISIN : LU1694789535 - Part B | LU1694789378 - Part I   Pouvez-vous brièvement vous présenter ? Nous avons respectivement plus de 30 ans et 15 ans d’expérience des marchés financiers. Et nous travaillons ensemble depuis 2006 sur des thématiques de fonds...
2018-06-06