1 Janvier 2015

"L’année 2015 s’annonce sous des auspices favorables" par Jean-Charles Mériaux

Commentaire de marché

Par Jean-Charles Mériaux,
Directeur de la Gestion
 

L’année 2015 s’annonce sous des auspices favorables à condition de privilégier les actions France, au reste du aux obligations, la zone euro, et notamment la monde et d’être prêt à investir en dehors des meilleures signatures qui sont aujourd’hui très chères.

Alors que la croissance mondiale accélère légèrement, celle de la zone euro devrait enfin connaître une éclaircie conjoncturelle en 2015. Notre optimisme s’appuie sur la conjonction inédite de trois facteurs : la chute des prix du pétrole, la baisse de l’euro et la poursuite de la politique monétaire ultra accommodante de la BCE. Cette amélioration économique relative de l’Europe par rapport au reste du monde va créer un environnement favorable aux actifs risqués de la région, alors que celle-ci souffrait, depuis de longs mois, d’un excès de pessimisme qui pesait sur les marchés. Notre optimisme est cependant tempéré par la prédominance de risques d’ordre géopolitiques ou économiques. La situation russo-ukrainienne a dégénéré en une crise financière pour Moscou et le contre-choc pétrolier que nous vivons actuellement  pourrait  entraîner  la  déstabilisation  de  certaines dépendantes du pétrole.

Dans ce contexte, nous privilégions les actions aux obligations. Contrairement au consensus du marché qui s’attendait à une remontée d’abord aux Etats-Unis puis en Europe, les taux d’intérêt ont continué à baisser en 2014 pour atteindre des niveaux historiquement bas. Cette situation alimente les craintes de déflation et conduit à surpondérer les obligations dans les portefeuilles alors rémunèrent plus l’investisseur pour le risque qu’il prend.

Il nous semble qu’il faut, au contraire, privilégier les actions de manière sélective et notamment, celles de la zone euro. Elles pourraient, en effet, constituer la bonne surprise de l’année 2015 alors que le marché américain, dont la valorisation est élevée, va devoir affronter une normalisation de la politique monétaire de la Fed et que les marchés émergents avancent en ordre dispersé.

Les actions de la zone euro bénéficieront d’un environnement économique plus favorable et se traitent aujourd’hui à des prix raisonnables. Au sein de cette région, nous privilégions les valeurs françaises qui ont été délaissées par les investisseurs internationaux jusqu’à présent. Celles-ci devraient, en effet, profiter, non seulement d’une meilleure situation d’ensemble, mais également de la hausse de leurs marges grâce à la mise en œuvre du pacte de compétitivité. Ce sont surtout les valeurs domestiques qui devraient en profiter, plutôt que les sociétés tournées vers l’international. En revanche la hausse du dollar favorisera les valeurs exposées majoritairement à cette devise.

Dans un portefeuille équilibré, il est toujours possible d’opter pour une allocation d’actifs 50/50 entre actions et obligations, à condition de modifier le profil de risque de chaque compartiment. Compte tenu du niveau actuel des taux, il ne semble pas judicieux  d’essayer  de  trouver  du  rendement  en  allongeant  la durée  de  ses placements obligataires ou en choisissant des signatures de moins bonne qualité. En revanche, s’il diminue l’enveloppe de risque allouée à la partie obligataire, l’investisseur peut se tourner vers des actions plus volatiles. Car, si les marchés d’actions européennes paraissent aujourd’hui correctement valorisés, les blue chips restent chères alors que les titres de qualité moyenne ou médiocres sont réellement bon marché. Dans le contexte actuel, ils offrent donc les meilleures opportunités d’investissement pour dynamiser le rendement d’un portefeuille équilibré dans le cadre d’une gestion patrimoniale.

Texte achevé de rédiger en janvier 2015.

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Par Jean-Charles Mériaux, Directeur de la Gestion   L’année 2015 s’annonce sous des auspices favorables à condition de privilégier les actions France, au reste du aux obligations, la zone euro, et notamment la monde et d’être prêt à investir en dehors...
2015-01-01